Ouverture de la 72e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies: Alpha Condé passe le message de l’Afrique

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Le débat de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations Unies a bel et bien démarré ce mardi 19 septembre 2017 dans le bâtiment en verre de Manhattan à New-York.

Le chef de l’Etat Guinéen et président en exercice de l’Union Africaine fera son apparition dans la salle, accompagné du ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger Mamadi Touré et du ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes Moustapha Naité. Une dizaine d’ambassadeurs de la Guinée dans le monde étaient aussi présents. Il y avait entre autres ceux du Nigeria, Ethiopie, Cuba, Suède, Canada, Washington, Turquie et de la Belgique.

Comme prévu, le champion guinéen est effectivement intervenu en début d’après-midi à la tribune des Nations Unies, après le président Donald Trump, devant les chefs d’Etat et de gouvernement de la planète.

Une occasion pour le représentant guinéen, du haut de cette tribune, de montrer à la face du monde la place de l’Afrique.

Ainsi, après les salamalecs d’usage, le Prof. Alpha Condé insistera sur l’importance que l’Afrique accorde au thème de la soixante douzième session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies : « Priorité à l’être humain, paix et vie décente pour tous sur une planète préservée ».

D’emblée, le patron de l’Union Africaine donnera l’orientation de son discours en disant ceci: « Aujourd’hui plus que jamais, l’Afrique est décidée à prendre son destin en main avec la ferme détermination d’être l’acteur principal de son développement ».

C’est pourquoi, il fera état de la volonté de l’Union africaine de parler d’une seule voix pour trouver des solutions pérennes à ses problèmes, comme la décision du Rwanda visant à prélever 0,2% sur les importations éligibles en vue du financement de l’Union africaine.

Pour le locataire de Sékoutouréya, « Le retard de l’Afrique n’est pas une fatalité ». Il estime que l’industrialisation et la transformation structurelle auxquelles l’Afrique aspire sont tributaires de l’accès du continent à l’énergie mais surtout de son intégration économique régionale, à travers la mise en œuvre efficace de la Zone de libre-échange continentale, prélude au marché commun africain.

Le représentant guinéen a appelé à plus de pragmatisme dans la gestion des défis du continent « car il n’y a plus de destin isolé dans ce monde ».

Il a également appelé au respect des engagements inscrits dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 sur le plan international et l’Agenda 2063 sur le plan régional.

Aussi, le président en exercice dénoncera-t-il l’injustice du conseil de paix et de sécurité des Nations Unies concernant la place que doit occuper l’Afrique dans ledit conseil. Pour cela le changement dans l’architecture institutionnelle internationale est plus qu’indispensable. « Comment comprendre que l’Afrique, qui constitue la troisième puissance démographique du monde, ne soit pas représentée à un niveau approprié au sein du Conseil de sécurité alors que 70% des questions qui y sont débattues concernent l’Afrique », a-t-il martelé.

Selon lui, « À défaut de l’abolition du véto, les nouveaux membres permanents du Conseil de sécurité devront avoir les mêmes prérogatives et privilèges que les membres actuels ».

Il argumente cette position commune de l’Afrique par la pertinence de la position africaine telle que contenue dans le consensus d’Ezulwini de l’Union africaine en 2005 et l’élargissement du Conseil de sécurité dans les deux catégories de membres, permanents et non permanents, et l’attribution de deux sièges permanents et de cinq sièges non permanents à l’Afrique, choisis par l’Union africaine.

Le président guinéen préconise également la gestion des foyers de tension par la promotion du dialogue et de solutions africaines. Il invite « La communauté internationale à inscrire son action dans ce credo en Libye, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo (RDC) ou encore au Burundi ».

Encourage-t-il ainsi une approche régionale dans la gestion des conflits sur le continent et le partenariat entre les Nations Unies et l’Union africaine.

Pour le financement de l’organisation panafricaine, Alpha Condé exige une mobilisation efficace des ressources indispensables, entre autres, à l’opérationnalisation de la force africaine, car désormais l’Union africaine ne ménagerait aucun effort pour faire face à sa responsabilité de contribuer à hauteur de 25% du financement des opérations de maintien de la paix en Afrique mandatées par le Conseil de sécurité.

Dans ce discours historique et panafricaniste de l’ancien leader de la Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France (FEANF), toutes les questions qui concernent le développement politique, économique et social du continent africain ont été évoquées.

Clôturera-t-il son intervention sur la couche la plus vulnérable et la plus importante de l’Afrique que constituent les femmes et les jeunes.

Et de prévenir que « Ces femmes et ces jeunes Africains sont désormais déterminés à écrire une nouvelle page de l’histoire de l’humanité. Donnons-leur cette occasion ou ils la saisiront eux-mêmes ».

Comme prévu, après la fin du débat de ce mardi, le président américain Donald Trump a offert un déjeuner à ses pairs africains au cours duquel plusieurs sujets brulants du continent ont été débattus.

Le président en exercice de l’Union Africaine finira sa journée par une rencontre avec les cadres africains du système des Nations Unies au siège de l’Union Africaine.

 

Aujourd’hui mercredi 20 septembre 2017, après les allocutions d’au moins 38 chefs d’Etat et de gouvernement, plusieurs rencontres sont prévues entre le chef de l’Etat guinéen et quelques-uns des dirigeants du monde.

 

Nous suivrons pour vous les pas du président.

 

Par El hadj Bangaly Condé « Malbanga »

 

 

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