Procès du Général Nouhou Thiam et Cie : une des victimes raconte sa mésaventure

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Comme indiqué précédemment, le procès du général Nouhou Thiam et de deux autres officiers membres du CNDD a été renvoyé au 12 février 2018 par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. La démarche vise à permettre la comparution du commandant Sékou Resco Camara, ancien gouverneur de la ville de Conakry, en traitement en France selon son avocat. A la fin de l’audience de ce lundi 13 novembre 2017, Aliou Barry, défenseur des Droits de l’homme et victime des exactions commises en octobre 2010, a rappelé ce qu’il a subi à l’époque.

Selon monsieur, les faits se sont produits à l’entre deux tours de la présidentielle de 2010. « J’ai appris un coup de fil que des militaires étaient entrain de tabasser des jeunes au quartier Concasseur. J’ai pris mon véhicule estampillé Observateurs des Droit de l’Homme pour me rendre sur les lieux. J’ai trouvé sept pickups de la garde rapprochée du général Sékouba Konaté. Il y avait deux jeunes gens par terre, pratiquement en sang. Je suis descendu de mon véhicule et j’ai dit aux militaires d’arrêter ces traitements inhumains. Malheureusement, ils se sont jetés sur moi. J’ai eu le bras cassé, on a tiré sur ma jambe. On m’a mis dans un pickup où il y avait des jeunes en sang. On nous a envoyé à la gendarmerie située au carrefour de Hamdallaye. On nous déshabillés, on nous a insulté avec des mots comme, vous êtes des mouches, vous êtes des Tutsis. Là, j’ai eu la chance puisqu’un militaire m’a reconnu. J’ai été tiré de là », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, Aliou Barry les arguments selon lesquels le commandant Resco est malade. « Il se porte comme un charme et beaucoup de nos compatriotes l’ont vu circuler à Paris. Je rentre de Paris et tout le monde sait que monsieur Resco se promène à Chartres », soutient-il.

Des propos balayés du revers de la main par l’avocat de Sékou Resco Camara. Selon maitre Sidiki Bérété, « ces propos n’engagent que leur auteur. Mon client est traitement et il sera en Guinée avant la fin de l’année 2017.

Pour rappel le général Nouhou Thiam, présent aujourd’hui, le commandant Resco Camara et le commandant Boubacar Sidiki Camara (décédé) sont poursuivis pour racisme, ethnocentrisme, régionalisme, crime et délit dans l’exercice de leur fonction. Des faits prévus et punis par l’article 313 et suivants du Code pénal.

Alpha Mamadou Diallo

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